10 mar

Top 42 livres – Troisième partie

Troisième partie de ce top 42 (qui s’est un peu fait attendre, oui), d’inspiration Cinephl. Première et deuxième parties toujours disponibles.

La mort du roi Tsongor – Laurent Gaudé

C’est un peu Troie, ça sent la poussière et le sang, les trahisons et les amours déçues. C’est la solitude, le doute, le dévouement d’un fils, la perte des autres, c’est Laurent Gaudé, prix Goncourt 2004 pour Le soleil des Scorta. Putain, c’est beau.

Sa majesté des mouches – William Golding

Ce sont des enfants, ce sont des barbares civilisés, la civilisation animale, la lutte entre la raison barbare et la barbarie civilisée. C’est perturbant et c’est sensuel, et c’est pour ça que c’est troublant, parce que ce sont des enfants. William Golding a reçu le prix Nobel de littérature en 1983.

Le vieil homme et la mer – Ernest Hemingway

Il y a un vieil homme, un jeune homme, un espadon, la mer, la mort, la lutte, des mains en sang sur les filets, le courage, la défaite, le respect, la vie qui finit et qui continue. C’est Hemingway, quoi.

Le meilleur des mondes – Aldous Huxley

C’est l’histoire d’un monde où le sexe n’est qu’un loisir, c’est sympa. Il y a des gens complètement drogués et ça c’est sympa aussi. Il y a plein de lettres grecques, un phare et un suicide. C’est un monde anesthésié dans lequel un homme tente de vivre éveillé.

Rhinocéros – Eugène Ionesco

Il y a des rhinocéros dans les rues et tout le monde hallucine un peu, et puis finalement les gens s’habituent, parce qu’on s’habitue à tout, il paraît. C’est absurde. J’ai eu un poisson rouge nommé Bérenger d’après cette pièce.

Le monde selon Garp – John Irving

C’est la guerre et il y a une insémination presque artificielle, il y a un homme qui vit par les femmes, et qui meurt par elles. Tu ris, tu pleures, tu t’inquiètes, tu doutes, tu ricanes. C’est mon livre culte, celui que j’offre à mes amis, à mes amours aussi.

La dernière tentation du Christ – Nikos Kazantzakis

C’est l’histoire d’un homme qui aimerait bien n’être qu’un homme justement, mais il ne peut pas. C’est un scandale. Mais ça m’a réconciliée avec Jésus, dites donc.

09 mar

Scandale !

La pandasphère est en émoi depuis la diffusion d’une vidéo mettant en scène un panda se crashant dans une Fiat 500 (merci à Dartagnan d’avoir corrigé mon erreur).
Sous prétexte de défendre leur ligne écolo (attends, je reprends mon souffle, j’ai ri trop fort), les fabricants italiens ont cru « drôle » (non mais, je vous jure) de mettre un panda dans une voiture en plein crash-test.
Mais nous devons dire stop à cette cruauté, et à cette persécution contre les pandas. Combien devront encore porter des chapeaux ridicules même pas accordés à leur sac à main ? Combien devront faire de la bicyclette devant des mioches hilares ? Combien pour que l’opinion réagisse enfin !
Et dire que cette campagne de publicité de l’agence Marcel a remporté un Lion d’Or au dernier Festival international du film publicitaire de Cannes, c’est une honte.

Ce que je vous propose, c’est de vous rendre sur le site de Tugg Speedman, plutôt, lui, il défend VRAIMENT les pandas.

NDLA : Ai-je vraiment besoin de préciser que je suis au 15e degré ? Et que le site de Tugg Speedman est un site promotionnel pour Tropic Thunder (que j’ai adoré) ? Et que j’adore Ben Stiller ? Et que 1600 pandas seront sur la Grand-Place de Boulogne-Billancourt le 27 mars prochain avec la WWF ?
Merci à Oupsy pour la photo et à Klaims pour l’info sur l’opé de WWF.

08 mar

Un dimanche

J’ai passé un drôle de dimanche. Je me suis réveillée, dans le brouillard, avec un oeil en moins. Déjà, je la sentais pas cette journée. Je me voyais (d’un oeil, évidemment), passer des heures aux urgences des 15/20, comme la dernière fois que ça m’est arrivé, coincée dans une salle plongée dans la pénombre, isolée des bruits, en compagnie de migraineux et de borgnes.
J’ai paniqué, en tournant en rond dans mon appart, ce qui m’a filé le vertige d’ailleurs, parce que vu la taille de mon chez moi, je tournais sur moi-même au final, j’ai appelé la terre entière, c’est-à-dire Chacha et mes parents.
M’apercevant que je devrais forcément passer aux 15/20, étant donné que j’habite dans la pampa, psychosomatiquement, mon oeil a arrêté de me faire mal, et j’ai renversé du Coca Zéro sur mon PC portable. Hein, non, aucun lien, c’est juste que c’est dans cet ordre-là que ça s’est passé.
Evidemment, j’ai tout débranché et j’ai éteint le PC, et je suis partie le coeur serré rejoindre David sur le canal Saint-Martin.
Là, je me pose, bouquin à la main, et je vois une agitation sur l’écluse, avec des drapeaux rouges, une fanfare qui reprend Paint It Black (?!). Et un bateau-mouche passe devant moi.

Je pensais que ça ne pourrait pas être pire, et puis David est arrivé.

Oui, c’est un diabolo-menthe.

Ensuite tout s’est enchaîné, on a atterri dans un endroit où des gens dansaient sur de la country, faisaient des scoubidous, ou tricotaient, et j’ai croisé deux pandas qui m’ont dit « aidez-nous, nous sommes en voie de disparition ».

(En fait c’était le Brunch Bazar du Comptoir Général)

C’en était trop, je suis rentrée chez moi, et ma voiture a atteint les 150 000 km.

Sinon, samedi j’ai fait de la musique (un peu), mangé du taboulé (pas trop) et me suis rendue pathétique (complètement) au Time’s Up :

- Son prénom c’est comme un boxeur célèbre…
- Ali ?
- Ouais, et ensuite le contraire de « sur » !
- Ali Sou ?
- Ouais, et après c’est quand tu fais rigoler les gens !
- Ali Soulol ?

I’m a WINNER.