Calmes propices
Depuis le mois de juin, j’écris pour la revue du Théâtre du Rond-Point, Vents Contraires, jusqu’ici, quatre de mes textes ont été publiés. Soit un par mois. C’est vrai qu’à l’origine je m’étais dit qu’un par semaine ce serait bien, et puis je me le dis toujours, sauf que ma plume marche au diesel et qu’elle n’a aucune notion du temps qui passe, un peu comme un poisson rouge. Je suis partie du principe qu’il fallait toujours que je parle dans chacun de mes textes pour Vents Contraires de quelque chose que j’ai appris, si on compte, on a assez des doigts d’une main normalement constituée pour se dire que j’engrange pas trop de connaissances ces derniers temps, c’est sûr qu’il est loin le temps où je pouvais emmagasiner dans ma cervelle 400 ans d’histoire des Etats-Unis d’Amérique en un après-midi, ah on rajeunit pas. Non, sans rire, en vérité j’apprends tous les jours, une nouvelle info, un nouveau miracle de la nature, une nouvelle sauce tomate chez Monop’, précisons que la nouveauté elle est pour moi, mais que ça peut faire des siècles que tout le monde (Wikipédia) le sait déjà. De temps en temps je me dis que je devrais adopter un animal, ça me ferait du sujet, dans l’idéal un petit chien, mais soyons réalistes, j’ai pas le temps de m’en occuper, le mieux ce serait un Aibo, j’ai regardé les prix, j’ai calculé, si je reste à la Grosse Boîte pendant encore une vingtaine d’années, je pourrais me payer le mode d’emploi. De là, je me répète pour la (je m’arrête d’écrire pour calculer) 678e fois à peu près qu’il faudrait que je me trouve un autre boulot, quand même. Enfin, ça fait de la matière pour mon Twitter, et matière = followers, et ce qui les attire, j’ai vu après un rapide sondage intense dans ma tête, c’est :
1) j’ai des nichons (78%)
2) la cantine de la Grosse Boîte (20%)
3) alors ceux-là je me demande ce qu’ils foutent dans mes abonnés, je vais finir par comprendre si je me concentre un peu sans doute (2%)
Toujours est-il que tout ça ne m’a pas aidée à trouver d’idées pour ma chronique, que je devrais être en train de bosser dessus au lieu d’écrire en automatique ce qui a toujours été ma façon de procrastiner, je fais pareil au boulot, j’écris, j’écris, mais c’est rarement dans les bonnes cases. Sinon, je suis contente, ma mère a liké mon dernier texte sur son Facebook.

Team nichons.
@Nicholas Je ne suis pas étonnée outre mesure.
C’est facile de jouer la grosse cote. Le PMU, ma passion.
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