La Fille

Des cris, des larmes, des rires, de la musique et des filles (enfin, au moins une)

Category: Miam et vous

Géométrie de la pasta

Chez Gibert hier (oui on a un Gibert à Versailles, c’est merveilleux), j’ai trouvé un livre de recettes fantastique et beau, Géométrie de la pasta, du chef londonien Jacob Kenedy, sur une idée de la designer Caz Hildebrand, chez Marabout (version française, oui). Je suis si contente.

Ce qui m’a fait penser au Pastafarisme et au Monstre en spaghettis volant.
May the Pasta be with you.

Au vert #3 bis

Recette de la fricassée de poulet pour un déjeuner au soleil de l’Orne

Tu mets ton poum poum short, ton maillot et ta grande chemise d’homme, et tu te décolles de ton Fatboy vers à peu près 14h pour préparer le déjeuner. Tu prends deux blancs de poulet, 3 tomates, 2 oignons, un peu de vin blanc, du curcuma, du piment d’Espelette, de la crème, de la farine, du poivre, du sel, du beurre. Tu pèles les tomates, tu les coupes grossièrement, tu éminces tes oignons, tu découpes ton poulet, tu le farines et tu le poivres-et-sel.

Le verre de rosé c’est parce que c’est l’heure de l’apéro, té !

Tu jettes les oignons et le poulet dans le beurre fondu de la cocotte, ça dore.

Tu jettes les tomates, le vin blanc, les épices, et tu laisses mijoter 30 minutes (le temps de reprendre un verre de rosé).

Et puis tu vas te jeter sur ton Fatboy pour lire tranquillement La Faim du tigre de Barjavel, au soleil. Ah, et n’oublie pas tes lunettes, et ton petit foulard, parce que ça tape ici.

Tu sers le tout avec des linguine fraîches, arrosé d’un filet de crème.

Après ? Après, tu fais la sieste en feuilletant un Géo, du Boogers s’échappant de la maison jusqu’à toi.

Ma première galette des rois

Je me suis lancée, j’ai fait ma première galette des rois ce week-end, en suivant la recette que Stéphane Riss, de Cuisiner en ligne, m’a gentiment donné.

J’ai acheté deux pâtes feuilletées chez Picard, excellentes, et j’ai trouvé ma poudre d’amandes chez Olives Tentations, dans le Carré à la marée des halles Notre-Dame, à Versailles. Se retrouver sur le marché à 8h du matin, après une chouette soirée à dépendre la crémaillère de J&J, c’est une expérience assez… étrange.

Les instruments du forfait pour la crème pâtissière et la crème d’amandes :

J’ai utilisé mon robot KitchenAid pour la première fois, c’est assez magique.

Elle a un peu cramé parce que mon frère l’a oubliée dans le four mais la voilà !

Ma crème pâtissière n’avait visiblement pas assez épaissi, mais le résultat était loin d’être mauvais !

[EDIT] Heureusement que Chacha est là, j’ai omis de parler de la fève et du roi. Pour la fève, j’ai utilisé un coquillage trouvé sur la plage de Deauville, l’année dernière, où nous avions passé la journée avec le Radis. Mais on peut prendre un coquillage de n’importe quelle autre plage, hein. Et c’est le petit ami de ma soeur qui a été sacré roi. Il était ravi.

Bête de compétition

J’ai des amis tellement géniaux (et fous dans leur tête) que pour mes 30 ans, ils m’ont offert le Robot sur socle Artisan de KitchenAid (quand je dis que je suis pourrie gâtée…).

Oui, voilà, c’est ça, c’est la bête.

J’en suis dingue de cette merveille. J’en rêvais. Seulement, il se trouve que même si j’adore cuisiner et que d’après plusieurs sources fiables (je ne les citerai pas mais je vous dis que ce sont des sources fiables), je me débrouille plutôt bien dans une cuisine, j’ai peur de ne pas en être encore au stade que la maîtrise d’un tel engin implique.

Rien que la liste des accessoires que je peux ajouter à la bête me donne le tournis : machine à pâtes, hachoir à viande, sorbetière, kit de râpes…

Mais je serai digne, et relèverai le défi. Oui, je peux et je vais cuisiner avec ce robot, dussé-je en périr.

De toute façon, je n’ai plus le choix, le robot trône maintenant dans ma cuisine.

Triste huître

Le 31 décembre 2009, j’ai mangé une huître. Une Gillardeau. Il paraît que c’est une huître spéciale. J’ai attendu que personne ne regarde, j’en ai chopé une, j’ai mis un peu de vinaigre à l’échalote dessus, je l’ai décollée avec une fourchette, je l’ai touchée avec le bout de ma langue, j’ai bu un peu de vinaigre mélangé à l’eau salée, je l’ai sentie, je l’ai regardée (pas trop longtemps). Je me suis décidée, je l’ai mise dans ma bouche, je l’ai mâchée un peu, parce qu’il paraît que c’est meilleur quand on la mâche un peu. Et puis je l’ai avalée en clignant très vite des yeux. Et j’ai mangé un morceau de pain beurré géant après.
J’avais encore la coquille vide à la main lorsque le Radis m’a regardée « Alors ? T’as goûté ? ». J’ai fait une moue de pas terrible suivie d’un petit sourire contrit.
Je suis tellement triste de ne pas aimer les huîtres, j’aimerais tant les aimer, ça a l’air tellement génial d’aimer manger des huîtres.
Je pourrais faire comme les gens qui aiment ça, et aller en manger au bord de la mer, genre pas à Deauville, mais ailleurs, là où il y aurait la mer et des rochers, avec une miche de pain de seigle et une bouteille de vin blanc bien frais.
Au lieu de ça, je préfère aller au bord du Grand Canal du parc du Château de Versailles manger du pâté de campagne avec des cornichons et une bouteille de vin rouge.
Je me demande si c’est à cause de la scène avec le Morse et les huîtres du Alice au Pays des Merveilles de Disney, tout ça.

Mais j’aime beaucoup La triste fin du petit enfant huître de Tim Burton, cela dit.

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Manger dehors (1)

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a une catégorie « Miam et vous » sur ce blog. Elle était déjà présente sur le précédent, vous me direz, mais je ne l’ai jamais beaucoup utilisée. Ce qui est assez étrange, étant donné que je passe mon temps à me demander ce que je vais manger, si ce sera bon et s’il y en aura assez (j’ai les yeux plus gros que le ventre, comme on dit, particularité qui, si elle amuse encore mes parents, fait moins rire le Radis quand je prépare quoi que ce soit chez lui). J’ai un très grand appétit mais un tout petit estomac, quoi, ce qui est très frustrant.
Bref, j’avais envie de la remplir un peu cette catégorie, parce que j’aime bien manger et cuisiner. Je vais donc y mettre parfois des recettes, des envies, des restaurants.

Aujourd’hui, je suis allée fêter l’Epiphanie dans le 13e arrondissement de Paris, avec mes parents, chose qui m’arrive souvent (déjeuner dans le 13e, pas fêter l’Epiphanie).
Entre quarante-deux réflexions sur la vie, l’univers et le reste, divers mets sont passés sur notre table, dans un restaurant situé au 86 avenue de Choisy, Indochine. Décoration et vaisselle sobres, ce que j’ai préféré aux habituels sièges recouverts de plastique, bols moches ornés de dessins à moitié effacés, tables en mélamine et cris stridents de pauvres chanteuses asiatiques dont on a l’impression qu’on leur piétine les pieds, que l’on subit dans les traditionnels restaurants du quartier.
Je vous épargne les accents sur les mots vietnamiens, je suis sympa (et puis j’ai désactivé l’appli qui permet de les placer surtout).

La souphe pho tai :

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La soupe pho est LE plat traditionnel vietnamien. La pho tai, la plus répandue, se compose de nouilles de riz (plates et blanches), de viande de boeuf émincé, d’herbes, parfois de tripes et d’autres trucs bizarres comme les boulettes brun-gris qui ressemblent à des… enfin bon. Le bouillon est très parfumé, et on peut y ajouter du piment frais (mais pas trop, après tu pleures ta mère et tes intestins te maudissent), du citron vert, des lamelles d’oignon, des feuilles de basilic chinois, de la citronnelle. Il paraît qu’au pays, c’est considéré à l’origine comme un plat de riche, et que t’en manges au petit déjeuner. Maintenant on en trouve à toute heure, partout dans les rues des villes vietnamiennes. Après, en général, t’as plus faim. C’est un bon remède après une cuite, aussi.

Le bo bun cha gio :

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Autre plat typique vietnamien, le bo bun est une espèce de salade composée de vermicelles de riz, de crudités (concombres, soja et carottes), de fines tranches de boeuf, et de nêms (cha gio), le tout accompagné de feuilles de coriandre et de menthe, de sauce mam nem ou tuong (là je sèche, c’est une sauce brune un peu sucrée), de sauce piment et de nuoc mam (la sauce pour les nêms). Alors nuoc mam, pour le coup, je sais ce que ça veut dire, je l’ai appris en cours de viet, nuoc c’est l’eau et mam la saumure de poisson. Enfin, c’est ce que ma prof disait…

Le banh chuoi hap nuoc dua :

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Goûté pour la première fois au déjeuner, c’est un gâteau de banane baignant dans du lait de coco, « banh chuoi » signifiant gâteau à la banane, « hap » vapeur, et « nuoc dua » lait de coco. C’est assez gluant mais solide, et spongieux et ça se mange tiède. J’aime bien le mélange banane et coco, comme dans ce dessert au lait de coco avec des morceaux de banane et du tapioca, qui se mange tiède aussi. De ce que je peux en connaître, et c’est peu, les desserts ne sont pas vraiment la spécialité des viets, mais bon.

La cuisine était loin d’être mauvaise, mais je l’ai trouvée un peu fade comparée à d’autres restaurants du quartier, et les portions sont plus réduites. Les prix restent cependant raisonnables, entre 7 et 8€ la soupe pho, idem pour les bo bun, d’autres plats vont jusqu’à 10 ou 12€, autour de 4€ pour les desserts.