Un dimanche
J’ai passé un drôle de dimanche. Je me suis réveillée, dans le brouillard, avec un oeil en moins. Déjà, je la sentais pas cette journée. Je me voyais (d’un oeil, évidemment), passer des heures aux urgences des 15/20, comme la dernière fois que ça m’est arrivé, coincée dans une salle plongée dans la pénombre, isolée des bruits, en compagnie de migraineux et de borgnes.
J’ai paniqué, en tournant en rond dans mon appart, ce qui m’a filé le vertige d’ailleurs, parce que vu la taille de mon chez moi, je tournais sur moi-même au final, j’ai appelé la terre entière, c’est-à-dire Chacha et mes parents.
M’apercevant que je devrais forcément passer aux 15/20, étant donné que j’habite dans la pampa, psychosomatiquement, mon oeil a arrêté de me faire mal, et j’ai renversé du Coca Zéro sur mon PC portable. Hein, non, aucun lien, c’est juste que c’est dans cet ordre-là que ça s’est passé.
Evidemment, j’ai tout débranché et j’ai éteint le PC, et je suis partie le coeur serré rejoindre David sur le canal Saint-Martin.
Là, je me pose, bouquin à la main, et je vois une agitation sur l’écluse, avec des drapeaux rouges, une fanfare qui reprend Paint It Black (?!). Et un bateau-mouche passe devant moi.
Je pensais que ça ne pourrait pas être pire, et puis David est arrivé.
Oui, c’est un diabolo-menthe.
Ensuite tout s’est enchaîné, on a atterri dans un endroit où des gens dansaient sur de la country, faisaient des scoubidous, ou tricotaient, et j’ai croisé deux pandas qui m’ont dit « aidez-nous, nous sommes en voie de disparition ».
(En fait c’était le Brunch Bazar du Comptoir Général)
C’en était trop, je suis rentrée chez moi, et ma voiture a atteint les 150 000 km.
Sinon, samedi j’ai fait de la musique (un peu), mangé du taboulé (pas trop) et me suis rendue pathétique (complètement) au Time’s Up :
- Son prénom c’est comme un boxeur célèbre…
- Ali ?
- Ouais, et ensuite le contraire de « sur » !
- Ali Sou ?
- Ouais, et après c’est quand tu fais rigoler les gens !
- Ali Soulol ?
I’m a WINNER.
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