Top 42 livres – Quatrième partie
Quatrième partie de mon Top 42 livres (9 mois après la troisième partie, oui, je sais, mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut, c’est la vie). Première partie et deuxième partie toujours disponibles.
Le chameau sauvage – Philippe Jaenada
Le chameau sauvage, il a tout compris, quand il se trouve face à un autre chameau sauvage, il se couche. Comme ça, il lui fait comprendre, en gros, que l’autre aura beau faire tout ce qu’il peut, piétiner sur place, blatérer, baver, se manger les lèvres, rien à faire, c’est celui qui s’est couché qui a gagné, point. On apprend des tas d’autres trucs dans ce premier roman de Philippe Jaenada, Prix de Flore en 1997, par exemple, qu’il ne faut pas trop réfléchir, c’est décevant (d’ailleurs Artypop l’a bien compris, et nous le confirme sur BienBienBien(#oldlink inside)), ou comment réparer un radiateur électrique, ce qui peut être utile quand il est en panne et qu’il fait froid, sinon on s’en fiche. Le Chameau sauvage, c’est un roman d’amour dans lequel Halvard court après Pollux, ce qui donne lieu à tout un tas de péripéties rocambolesques, drôles et mélancoliques.
A lire également, Le Cosmonaute.
L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera
Ah Milan, il m’en a donné du souci, à me faire gamberger sur la légèreté et la gravité, sur la morale et l’immoralité, et est-ce qu’il faut des principes et crever sous leur poids, ou est-ce qu’il faut n’en avoir aucun, pour finir par trouver la légèreté insupportable. Je ne sais toujours pas, mais ce que j’ai pu adorer ce roman qui contient, attention, du kitsch et du Nietzsche (celui-là, aussi, alors).
Cent ans de solitude – Gabriel Garcia Marquez
Si on aime l’aventure, le fantastique et les longues histoires qu’on ne veut pas voir se finir, alors on aime Cent ans de solitude. Un siècle d’histoire d’une petite ville fictive d’Amérique latine, depuis sa fondation, une saga d’un réalisme magique (c’est pas moi qui l’ai dit en premier), un roman qu’on ne lâche pas, une famille condamnée sur sept générations, sur laquelle plane la solitude, un roman culte, du Prix Nobel de Littérature 1982.
Histoire de Pi – Yann Martel
Un jeune garçon face à ses croyances, un orang-outan, une hyène, un zèbre et un tigre du Bengale, sur un radeau, en plein Pacifique. Ou comment lutter pour sa survie, et contre ses doutes, lors d’une traversée de 227 jours. Shyamalan a adoré.
Journal d’un oiseau de nuit – Jay McInerney
Roman initiateur du mouvement littéraire du Brat Pack, né dans les années 80 et qui compte notamment parmi ses membres Donna Tartt ou encore Bret Easton Ellis, Bright Lights, Big City, en VO, de Jay McInerney relate à la deuxième personne les errances noctambules et droguées post-rupture d’un jeune homme dans New York. C’est l’un des romans piliers de mes études en littérature américaine contemporaine, l’un de ceux qui me l’ont fait découvrir et aimer.
La fin des temps – Haruki Murakami
Il n’est pas facile d’entrer dans l’univers de Haruki Murakami, et La fin des temps est peut-être son roman le plus étrange. Pour découvrir cet auteur, il vaut mieux commencer par ses nouvelles, recueillies dans Après le tremblement de terre (le premier que j’ai lu), et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil. Une écriture mélancolique et déconcertante, qui change de rythme quand on ne s’y attend pas, un peu comme un morceau de jazz (dont l’auteur est un grand amateur), qui donne l’impression d’errer dans un rêve, et qui oscille entre banalité du quotidien et surréalisme. Et qui donne envie de boire du whisky dans un jazz club enfumé de Tokyo, après avoir avalé un ramen et des gyoza croustillants. Enfin, moi, c’est toujours l’impression que ça me fait, de lire Haruki Murakami.
Blonde – Joyce Carol Oates
Biographie fictive de Norma Jeane Baker, femme-enfant qui se cache derrière Marilyn Monroe, et se perd à courir après ses rêves. Un pavé magistral, par l’une des plus grandes romancières américaines actuelles. A lire également, Les Chutes.
Joli mois d’août
Je n’ai pas grand chose à faire en ce moment, je suis un peu coincée chez moi à me remettre de mon appendicectomie, du coup je lis Viol, une histoire d’amour de Joyce Carol Oates, j’envoie des e-mails, qui vont parfois jusqu’à une maison près d’une rivière qui porte un drôle de nom, je regarde des documentaires, mais il n’y en pas trop sur des animaux, j’ai fini le chapitre 1 de The Dream Machine, j’écoute de la musique, je regarde des films, je bâille, je regarde mes ongles, je tombe en adoration devant mon MacBook tout neuf, et je pense beaucoup à ma valise qui doit être préparée pour mon départ en Bretagne demain. Pour l’instant, dans un coin j’ai commencé à entasser quelques trucs à ne pas oublier – chargeurs, casque, appareil photo, clopes, du vital, quoi.
Et mon ventre fait des bruits bizarres depuis que j’ai siroté du Ruinart dans un joli jardin versaillais hier soir. Ou alors c’est une histoire de coeur d’artichaut.
Hier j’ai regardé César et Rosalie, un drame romantique, une comédie dramatique, je ne sais pas, mais c’est beau et c’est con. Comme la vie, quoi.
Attention, paragraphe bourré de liens Spotify.
J’écoute Hindi Zahra qui chante pour Blundetto des paroles qu’on ne comprend pas très bien mais qui disent à peu près qu’elle aime bien la voix de ton coeur, tu vois, et Chet Baker qui chante « Yes, I may dream a million dreams, But how can they come true, If there will never, ever be another you? ».
Albin de la Simone, lui, il répète qu’il a changé, je tourne en boucle sur Serge Gainsbourg qui s’obsède sur son hôtel particulier et Benjamin Biolay qui me parle trop.
Maintenant j’hésite entre Cloverfield, The Informant, Zabriskie Point et L’Avventura.
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