Résolutions du Nouvel An mon cul
Pendant le Réveillon, le jeu a consisté à se trouver trois bonnes résolutions et les moyens de les tenir. Un exercice que j’ai trouvé bien difficile, compte tenu de mon manque de suite dans les idées (et de la quantité de champagne et de Chablis absorbée). Finalement, il me semble qu’aucun des convives ne soit allé jusqu’au bout de sa réflexion.
Pour ma part, si j’étais capable de changer mes mauvaises habitudes du jour au lendemain, ça se saurait. C’est pour ça que j’ai toujours regardé les résolutions de nouvelle année d’un oeil dubitatif. Et que je continuerai à manger des Big Mac, à raconter des conneries, à boire des quantités indécentes de Coca Zéro que je vais finir par acheter par bouteilles de 2 litres en packs de 6, et à ne rien prévoir au-delà de 24 heures (48 heures exceptionnellement).
C’est vrai quoi, ça file une de ces pressions de devoir là tout de suite trouver des bonnes résolutions. Déjà ça t’amène au constat que t’es bourré de défauts à corriger absolument, lorsque tu ne te dis pas que tu es incapable de te remettre en question, ce qui est déjà un pas en avant, certes, mais tout de même.
Cela dit, j’y ai quand même réfléchi et ça donne quelque chose comme me débarrasser de mes vieux démons (projet en cours depuis quelques mois déjà), balayer d’un geste dédaigneux de la main les réflexions minables et gratuitement méchantes de boulets qui n’ont visiblement rien d’autre à faire de leurs vies, continuer à lire beaucoup, voir plus de films et d’expos, m’extasier et m’indigner devant les dites oeuvres culturelles et poursuivre dans ma découverte de personnes intéressantes voire brillantes, gentilles et drôles, comme en 2009.
Pour le reste, je crois que je change tous les jours, petit à petit, que ça se fait parfois malgré moi, avec une toute petite part active de ma conscience embuée.

