Mots-clé : rien

Je n’ai rien à dire mais je vais le dire quand même

Sous-titre : Et puis ça me changera un peu de Twitter

J’aimerais bien écrire un truc sur mon blog, mais je ne sais pas de quoi parler. Je sais, tous les blogs font le coup. Mais là, vraiment. Il ne se passe rien dans ma vie en ce moment. Rien de fou, quoi. Même pas je m’étrangle avec un os de pintade au chou à la cantine, ou je me coince les cheveux dans la photocopieuse, ou la machine à café me sert un gobelet vide, je m’énerve, je tape dans la machine, dont une attache rouillée cède, et qui finit par m’écraser, me fêlant trois côtes et une oreille, mais non, même pas ça. Rien.

Oh, j’ai bien eu un impact sur le pare-brise de ma voiture la semaine dernière, et je pensais avoir un tas d’anecdotes de folie à raconter après avoir passé deux heures et demie dans un McDonald’s au bord d’une route nationale des Yvelines, un vendredi matin couvert par la brume automnale, et traversant une zone d’activités commerciales comprenant notamment mais pas que, un Saint-Maclou, évidemment, mais même pas, Carglass n’a pas changé mon pare-brise, ils ont juste injecté leur résine-truc, du coup je ne suis restée que 30 minutes devant un McBreakfast composé d’un jus d’orange, d’un Bacon&Egg McMuffin et d’un café allongé. Si j’y étais restée plus longtemps, sûr qu’il se serait passé un truc genre comme dans Pulp Fiction, à la « everybody be cool, this is a robbery ». Mais non, rien.
C’est comme l’autre jour, j’avais un problème avec ma SFR Box, je ne recevais plus certaines chaînes, je m’attendais à être occupée pendant plusieurs jours avec cette histoire, même pas, c’était réglé en 34 minutes de conversation téléphonique avec Gaëtan de SFR (<3 ya Gaëtan). La déception.

Au retour, vers la Grosse Boîte, j'ai traversé un petit bois, tout automnal lui aussi, et j'ai imaginé un instant me trouver au début d'un film qui se déroulerait aux Etats-Unis, genre dans le Maine, comme les romans de Stephen King que je dévorais dans les folles années de ma rétrospectivement morne adolescence, j'aurais été le premier personnage à me faire trucider par un tueur fou mais au visage gracieux et avenant prétextant une panne pour me faire m'arrêter, puisque mon personnage aurait été d'une naïveté et d'une gentillesse telles qu'il n'aurait pas eu d'autre choix que de venir en aide à ce psychopathe, ne l'apprendrait-il qu'en voyant son regard se muer en celui d'une bête sanguinaire. Sur le moment, alors que de mon autoradio relié à mon iPhone par ce qu'on appelle communément un jack/jack, enfin je crois, s'échappait une musique gnangnan de fille comme j'en écoute souvent (genre "The Only One" de The Black Keys, ou "We Fall Over" d'Aeroplane feat. Au revoir Simone, ou encore "Eye In The Sky" d'Alan Parsons Project), à cet instant, donc, c'était cool.

Je n’ai rien non plus à raconter au sujet d’un film, parce que dernièrement, j’ai regardé Men In Black, que j’ai déjà vu au moins 7 fois, I,Robot pour la deuxième fois mais de toute façon c’est pas terrible (il y a un « cycle » Will Smith sur M6), et un épisode de F.R.I.E.N.D.S. datant de 1997, ni d’un livre parce que je lis Les particulaires élémentaires de Houellebecq, que j’aime beaucoup mais qui me donne un peu l’impression d’être un soir pluvieux de novembre. Je ne devrais peut-être pas le lire pendant mes soirées pluvieuses de novembre, cela dit. Bref, ça ne me file pas la banane, quoi. Mais c’est bien, hein. Mais ça me déprime.

Je me suis inscrite sur Diaspora mais ce n’est pas encore ouvert, et sur Tiilt (je ne mets pas de lien, c’est trop nul), juste pour voir, à cause des pubs, mais ça n’a aucun intérêt, j’ai acheté deux pulls et une paire de mitoufles (des mitaines/moufles), et j’ai mangé un banh bao et du gio lua dimanche soir.
Oh si, j’ai pris le métro dimanche, pour aller à Belleville justement, rapport aux banh bao, c’était assez excitant, j’ai acheté des tickets à la machine, et j’ai même pris une correspondance. J’ai pris la ligne 13, j’ai pensé aux gens que je suis sur Twitter et qui s’en plaignent sans cesse, je me suis sentie proche d’eux (et de plein d’autres, c’était bondé) le temps de deux stations, c’était intense.

Voilà. Si j’y pense, la prochaine fois je vous parlerai de Serge, le magazine. Si je l’achète. Mais ça me fera peut-être un peu trop d’émotions d’un coup, j’hésite.